AVOCAT OU NOTAIRE ?
Le notaire et l’avocat ont plusieurs points en commun : la même passion du droit, les mêmes connaissances juridiques, acquises au terme de trois années à se côtoyer et le même statut de conseiller juridique.
La différence fondamentale entre eux réside dans les prérogatives exclusives
de l’un et de l’autre. Alors que le notaire est également un officier public à
qui l’État délègue le pouvoir de conférer l’authenticité à certains documents,
l’avocat a, quant à lui, le pouvoir exclusif de plaider devant les tribunaux. Cependant,
rien ne distingue l’avocat qui ne plaide pas et le notaire lorsqu’il ne
rédige pas d’actes notariés. Ils sont tous les deux des conseillers juridiques
habilités à fournir des conseils dans tous les domaines du droit. À ce titre, ils
privilégient les intérêts de leurs clients.
Or, les devoirs du notaire sont fort différents lorsqu’il agit comme officier public. Lors de la conclusion d’un acte notarié, par exemple une vente d’entreprise ou une vente d’immeuble, le notaire, officier public, a l’obligation légale d’agir avec impartialité envers toutes les personnes devant lui. Il est tenu de leur fournir toutes les explications nécessaires leur permettant de prendre la meilleure décision. Il recherche donc l’équilibre entre les personnes voulant conclure un contrat en s’assurant qu’elles ont bien compris les explications et qu’elles s’entendent véritablement sur chacune des clauses du document. Son défi est de permettre aux parties d’arriver à une entente, parfois au prix de certains compromis, afin de prévenir tout litige ultérieur au terme duquel il y aurait forcément un gagnant et un perdant.